Astuces pour une parentalité positive réussie
- Noémie Anliard pro
- 19 nov.
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 nov.
La parentalité est un voyage rempli de défis et de joies. Chaque parent souhaite offrir le meilleur à ses enfants, mais il est parfois difficile de savoir comment s'y prendre. La parentalité positive est une approche qui vise à encourager le développement émotionnel, social et l'autonomie de l'enfant, dans un cadre bienveillant et sécurisant, tout en renforçant les liens familiaux. Dans cet article, nous allons explorer des astuces pratiques pour réussir dans cette démarche.

Qu'est-ce que la parentalité positive ?
La parentalité positive repose sur des principes fondamentaux qui favorisent un environnement sain, aimant et sécurisant pour les enfants. Voici quelques éléments clés :
Respect mutuel : Établir une relation basée sur le respect entre parent et enfant.
Communication ouverte : Encourager l'enfant à exprimer ses sentiments et ses pensées.
Instaurer un cadre : Instaurer un cadre de confiance mutuelle, dans l'apprentissage et le respect des limites de chacun.
Créer un environnement positif
Un environnement positif est essentiel pour le bien-être de l'enfant. Voici quelques astuces pour y parvenir :
Aménager un espace accueillant
L'espace de vie est un lieu où l'enfant doit pouvoir se sentir en sécurité et à l'aise.
Pensez à :
Espace où l'enfant expose ses création : L'enfant sentira qu'il a sa place. Que ses créations sont valorisées et encouragées. Cela animera donc sa créativité, son bien-être personnel et familial.
Espaces de jeu : Créez des espaces dédiés au jeu et à l'apprentissage car chaque moment de jeu est un moment d'apprentissage. L'enfant a besoin de pouvoir jouer librement. Librement ne veut pas simplement dire dans sa chambre car il aime partager ses moments de jeux avec les membres de sa famille, il a besoin de se sentir entouré. Parfois la solitude est la bienvenue pour l'enfant et parfois cela est inquiétant.
Établir des routines
Les routines aident les enfants à se sentir en sécurité et à comprendre ce qui est attendu d'eux. Voici comment les mettre en place :
Horaires réguliers : Fixez des heures pour les repas, le coucher et les activités (sans vous infliger une trop grande rigidité (donc du stress supplémentaire à vous et à l'enfant.
Rituels familiaux : Créez des traditions, comme décorer ensemble le sapin ou la maison lors d'une fête familiale, préparer ensemble le repas, danser sous la pluie quand il pleut dehors. Les tâches ménagères peuvent devenir des moments partagés, agréables et collectifs, par exemple, en vidant le lave vaisselle au rythme de la musique.
Soyez être créatif!
Rituel d'endormissement : Très important pour l'enfant car il a besoin de se sentir en sécurité pour dormir et le rituel d'endormissement accompagne le corps et l'esprit à se détendre afin d'accueillir le sommeil. Pas d'écrans avant de dormir, une ou plusieurs histoires, des chansons, des câlins, par exemple. Des moments privilégiés avec son enfant afin qu'il remplisse son réservoir d'ocytocine (hormone de l'amour et du bonheur) ce qui pourra lui permettre de passer toute la nuit sans vous (ce qui peut être très long pour l'enfant, voire insurmontable parfois).
Encourager l'autonomie
Favoriser l'autonomie chez l'enfant est crucial pour son développement, pour qu'il garde du pouvoir personnel. Voici quelques stratégies :
Laisser l'enfant prendre des décisions
Permettre à l'enfant de faire des choix renforce sa confiance en lui.
Par exemple :
Choix vestimentaires : Vous pouvez lui laisser choisir ses vêtements, même si cela signifie des combinaisons inattendues. C'est un moment pour apprendre, que l'on peut (et non que l'on doit!) adapter les vêtements aux saisons, aux températures, à l'activité prochaine, afin d'être confortable. On ne parle pas ici de mode, de physique ou de critère de beauté mais bien de confort! Préservons les de cette pression sociales de devoir répondre à des dictats de beauté!
Choix qui les concernent (tout simplement) : Apprenons à nos enfant à ressentir, à s'écouter, à réfléchir, à analyser, à faire des choix au quotidien. Ils se connaîtront mieux, ils sauront dire si c'est "ok" pour eux ou pas et ils apprendront à l'exprimer. Ils seront moins passif dans leur quotidien, ils garderont du pouvoir personnel ce qui réduit énormément les conflits au quotidien!
Activités : Lui offrir la possibilité de choisir des activités après l'école, de se dépenser, de profiter de l'extérieur, d'assouvir ses besoins créatifs, de faire autre chose que des activités dirigées, avec des règles et des consignes (car il en a eu toute la journée). Et pourquoi pas, le laisser chanter, danser, hurler sa musique préféré, quitte à devoir porter un casque anti-bruit, afin que l'enfant se défoule un peu!
Responsabiliser les enfants
Donner des responsabilités adaptées à son âge, aide l'enfant à se sentir valorisé.
Vous pouvez lui demander :
Tâches ménagères : Ranger ses livres dans la bibliothèque, vider le lave vaisselle, aider à mettre la table ou débarrasser, par exemple. Parfois l'enfant aimera le faire tout seul, parfois il préférera partager la tâche ou le moment avec vous.
C'est l'opportunité de lui apprendre les valeurs de l'entraide, de la compréhension et de l'empathie.
Prendre soin : Responsabiliser l'enfant à prendre soin des jouets car les jouets ont un prix, parfois on les partage avec un frère ou une sœur, à l'école, en crèche, il est donc important d'en prendre soin.
Prendre soin des autres et de leurs besoins (exemple : si la sœur de l'enfant dort, j'adapte l'enfant devra adapter son volume sonore afin de permettre à la petite fille d'avoir un sommeil répondant à ses besoins).
Prendre soin de ses propres besoins.
C'est l'opportunité d'apprendre le savoir-vivre ensemble, de développer l'empathie.
Pratiquer l'écoute active
L'écoute active est essentielle pour établir une communication solide. Voici comment l'appliquer :
Valider les émotions
Ecouter, accueillir (prendre en compte) et prendre en charge les émotions de l'enfant, l'aide à se sentir compris.
Avec :
Réponses empathiques : Exemple : "Je comprends que tu sois triste" (montre que vous écoutez, que vous accueillez l'émotion.
"De quoi aurais-tu besoin?" (vous prenez en charge l'émotion de l'enfant)
Questions ouvertes : Vous pouvez posez des questions qui encouragent l'enfant à exprimer ses pensées, son ressentis, ce qu'il a besoin de dire.
Éviter les distractions
Lorsque vous parlez à votre enfant, il est important de ne pas lui parler en même temps que vous regardez votre téléphone. Aucun écran, entre vous et l'enfant. C'est nécessaire, voire essentiel pour une vraie communication (cela est valable aussi entre adultes!).
L'enfant peut avoir besoin de vous regarder pour se concentrer mais pas toujours. Il est important de le laisser libre de ses mouvements, tout en s'assurant qu'il vous écoute réellement. L'indulgence sera un élément important dans votre échange, car en fonction de sa fatigue, de sa faim, du taux de concentration qui lui reste à ce moment là, cela peut être très dur pour lui d'éviter les distractions (jeux) et de rester concentrer sur vos paroles. Bien sûr, si vous voulez parler à l'enfant et qu'il y a un écran d'allumer, éteignez le avant toute chose, en expliquant à l'enfant l'importance de le faire.
Adapter son discours, sa durée, sa posture face à l'enfant et pas l'inverse. C'est essentielle pour une communication de qualité.
Établir des limites claires
Les enfants ont besoin de savoir et de comprendre ce qui est possible et ce qui ne l'est pas. L'adulte accompagne l'enfant mais ne doit pas être l'adulte qui dit toujours ce qu'il est possible de faire ou non. Il est important d'amener l'enfant à se poser des questions, qu'il trouve un sens à ses limites et les comprennent. Car s'il les comprend, il pourra les appliquer. S'il ne les comprend pas et que celles-ci sont arbitraires, alors l'enfant continuera de tester les limites, en ayant pour but de les comprendre.
Règles simples : Formulez des règles claires et compréhensibles adaptées à l'enfant, à la situation. Des limites claires et évolutives "oui". Des limites rigides et sans nuances "à éviter".
Conséquences logiques : Expliquez les conséquences de ne pas avoir respecté les limites de manière constructive et bienveillante. Car aller au-delà des limites, permet aussi à l'enfant de les comprendre et cela aussi ça s'explique à l'enfant!
Renforcer les comportements positifs
Encouragez les comportements souhaités en les renforçant. Par exemple :
Valorisation : Il est important de féliciter l'enfant lorsqu'il a compris. Mais il est tout aussi important de le soutenir lorsqu'il est dans le chemin de la compréhension de la limite. De plus, il est nécessaire que l'enfant comprenne qu'il a le droit à l'erreur dans cet apprentissage et que dépasser la limite lorsqu'elle n'est pas encore assimilée, fait aussi partie du processus de compréhension.
Favoriser l'empathie et la compassion
L'empathie est une compétence essentielle que les enfants ont déjà en eux. Si l'adulte n'est pas empathique avec l'enfant, alors l'enfant deviendra un adulte non empathique. Au contraire, l'enfant continuera de développer cette compétence.
L'exemplarité
Grâce aux neurones miroirs de l'être humain, les enfants apprennent par l'exemple. Si vous êtes un adulte empathique, l'enfant sera un adulte empathique :
Aider les autres : En participant à la vie familiale. En étant à l'écoute des besoins des autres et de leur limites.
Discutant des émotions : En parlant et nommant nos propres émotions et celles des autres au travers de discussions, de livres mais aussi dans l'analyse de cas concret du quotidien. En laissant le droit aux émotions d'être là, le droit d'être triste et de pleurer, le droit d'être en colère et de crier, le droit d'être joyeux et d'être "fou-fou".
Encourager les interactions sociales
Les interactions avec d'autres enfants favorisent le développement de l'empathie. Voici quelques idées :
Jeux de groupe : Organiser des jeux où les enfants ont besoin de collaborer.
Discussions sur les émotions : Parler des émotions des personnages dans les livres ou les histoires. Jouer à des jeux sur les émotions. Les nommer, apprendre à leur signe lorsqu'on les ressent.
Prendre soin de soi en tant que parent
Pour être un parent positif, il est crucial de prendre soin de soi.
Établir des moments pour soi
Prendre le temps de se ressourcer. Cela peut inclure :
Activités personnelles : Consacrez du temps à ses hobbies ou à ses activités personnelles.
Soutien social : Ateliers collectifs avec d'autres parents afin de se rendre compte qu'on n'est pas seul dans notre parentalité, d'être dans un groupe bienveillant, non jugeant, comme je propose dans les différents format de rendez-vous, car ces échanges sont d'une richesse énorme.
S'accorder des moments de calme de qualité : Silence, boisson chaude, repos. Une pause dans la charge mentale et se déconnecter du rôle de parent quelques minutes si cela est possible bien sûr.
Pratiquer la pleine conscience
La pleine conscience peut aider à réduire le stress. Essayez :
Méditation : Consacrer quelques minutes par jour à la méditation ou à la respiration profonde.
Balades en nature : Prendre le temps de se promener à l'extérieur pour se reconnecter avec vous-même.
Conclusion
La parentalité positive est un chemin enrichissant qui nécessite patience et engagement. En créant un environnement aimant, en encourageant l'autonomie et en pratiquant l'écoute active, vous pouvez aider votre enfant à grandir en confiance et de manière empathique dans un cadre bienveillant et sécurisant. Pour ceci, il est important de prendre soin de vous. En appliquant ces astuces, vous serez sur la voie d'une parentalité réussie et épanouissante.
Prenez le temps d'expérimenter ces conseils et observez les changements positifs dans votre famille. Quelles astuces allez-vous essayer en premier ? Si vous avez besoin d'une aide supplémentaire à ce que vous faites personnellement, prenez rendez-vous, je vous accompagnerez avec plaisir.


Commentaires